L'objectif de mon projet est de proposer des accompagnements autour de la notion de famille intérieure, en passant par la grossesse, l'accouchement et la rencontre de l'enfant intérieur. Accompagner les mères dans cette transition fait partie intégrante de mon travail.
Il me tient à cœur de proposer des espaces dans lesquels les individus peuvent aller ressentir dans leur corps où se situe la tension, et s'autoriser à s'en libérer — à travers le massage, le mouvement et les images mentales en hypnothérapie. Une libération des traumas et des peurs profondes maintenus dans le corps inconsciemment peut s'ensuivre, autorisant l'individu à se défaire des chaînes qui le retiennent.
De nouveaux paradigmes sur le plan relationnel, émotionnel et spirituel sont possibles. En co-créant de nouvelles réalités qui honorent le pouvoir féminin et la mère sacrée comme vecteur de création et de guérison — au sein de la Famille, à laquelle nous sommes tous reliés.
Tout a commencé en 2016. Un voyage en Amérique latine, né de questionnements profonds sur les relations, les émotions, la place que j'occupais dans ma propre vie. Je ne savais pas encore que ce départ allait tout ouvrir.
Au fil des années qui ont suivi, je me suis tournée vers le yoga, la méditation — ces espaces de retour au corps et au souffle. Cela fait aujourd'hui plus de 5 ans que je pratique le yoga de façon régulière. Le travail du mouvement, la circulation des fluides, la transformation intérieure qu'il m'a permise — tout cela m'a montré combien il existe là un potentiel puissant : un chemin réel de mouvement et de métamorphose, vers un plus grand alignement avec soi.
Puis est venue une formation de Heilpraktiker à Berlin, une école de médecine holistique. J'ai été profondément fascinée par les enseignements reçus — l'anatomie, la médecine intégrative, et les pouvoirs de guérison à travers les thérapies naturelles. Celles qui allient la libération du corps et de l'esprit, par les plantes, l'hypnose, le mouvement, le massage, la respiration. C'est cela qui est devenu le cœur de ma pratique.
J'ai compris alors qu'aller vers l'équilibre intérieur passe nécessairement par cette voie : travailler avec le corps et l'esprit, ensemble. Aucun des deux ne se déploie pleinement sans l'autre.
L'hypnose est venue ensuite. Le monde de l'inconscient, des mécanismes invisibles qui gouvernent nos vies, du symbolisme, du langage des rêves. J'ai compris que ce qui se passe dans les profondeurs de l'être est aussi réel — sinon plus — que ce qui se voit à la surface.
J'ai aussi traversé des espaces chamaniques, dans différentes parties du monde. Ces expériences m'ont reconnectée à quelque chose d'essentiel : mon âme, la nature, le rythme vivant de l'existence au-delà des constructions mentales.
Pendant tout ce temps, j'ai travaillé avec les enfants — comme éducatrice, comme nounou. Je l'ai compris plus tard : quelque part, je réparais ma propre enfance.
Ces années auprès d'eux ont nourri ma passion pour la pédagogie, la psychologie, la neurobiologie — et m'ont montré à quel point les blessures traversent les générations si elles ne sont pas vues, nommées, intégrées. Ce que nous n'avons pas guéri en nous, nous le transmettons — inconsciemment, fidèlement. C'est le transgénérationnel à l'œuvre.
De 2020 à 2024, j'ai enseigné en milieu scolaire — auprès d'adolescents et d'adultes. Ces années m'ont ouvert les yeux et le cœur sur quelque chose que je pressentais sans pouvoir le formuler : la profonde toxicité d'un système éducatif qui réprime là où il devrait éveiller. Dans ces classes, j'ai observé une souffrance immense. Des adolescents dont la créativité avait été étouffée depuis l'enfance. Des adultes portant encore les cicatrices de ce qu'on ne leur avait pas permis d'être. Dans la plupart de nos écoles, ce n'est pas la singularité qui est encouragée — c'est la conformité. Et cette répression laisse des traces que l'on porte souvent jusqu'à l'âge adulte, sans même savoir qu'on les porte.
Comme je pouvais, j'essayais de créer autre chose dans mes salles de classe — des espaces d'expression libre, d'échange, de créativité, de jeu. C'était merveilleux. Mais j'ai aussi ressenti une profonde tristesse, une impuissance face à l'ampleur des besoins. Je suis heureuse d'avoir pu apporter, à mon échelle, des moments de création et de joie. Et c'est aussi de là qu'est né en moi un besoin urgent : créer des espaces où, enfin, on s'autorise à être qui on n'a pas été autorisé à être.
Le toucher est au cœur de tout ce chemin. Premier sens développé dans la vie intra-utérine, il est le langage le plus ancien qui soit — celui qui précède les mots, qui traverse les défenses, qui rejoint directement ce qui est vivant en nous.
« C'est ma propre grossesse qui a été le point de bascule — l'événement qui a fait germer ce projet en quelque chose de concret et de vivant. »
J'ai choisi de vivre ma grossesse comme une bénédiction spirituelle. Pas comme un état médical à gérer, mais comme une cérémonie — une initiation chamanique. Chaque étape a été une ouverture : la grossesse, l'accouchement, le post-partum. Des réalisations profondes, des espaces intérieurs que je n'aurais pas traversés autrement. Mon accouchement a été transcendantal. Le post-partum, une zone de vulnérabilité absolue qui m'a amenée à descendre encore plus loin en moi — et à trouver, là, quelque chose de solide.
Aujourd'hui, j'allaite encore mon fils qui a deux ans. Ce lien corporel, primaire, sacré — il me rappelle chaque jour la puissance de ce que le corps sait faire quand on lui fait confiance. Quand on ose se laisser traverser plutôt que de contrôler.
Cette expérience a été une renaissance. Sur le plan émotionnel d'abord — puis spirituel, puis sociétal. Parce que la façon dont nous naissons, dont nous sommes accueillis dans ce monde, dont une mère est ou n'est pas accompagnée dans cette traversée — cela façonne tout le reste.
Cela commence par oser regarder en face ce qui nous retient. Les peurs héritées. Les loyautés invisibles. Les schémas absorbés avant même d'avoir les mots pour les nommer. Les transcender ne se fait pas par la force — cela se fait par l'amour. Cet amour qui réside au plus profond de chacun, dans la nature, dans le corps, dans le souffle, et qui attend simplement d'être retrouvé.
C'est ce chemin vers soi que je vous invite à emprunter — vers l'amour, vers la vie, vers la liberté d'être enfin ce que vous êtes vraiment.
Chaque émotion accueillie devient une lumière qui éclaire ton chemin et celui des autres…
Se transformer, ce n'est pas devenir quelqu'un d'autre. C'est laisser enfin respirer ce qui en toi n'a jamais été en sécurité.
Ce que tu fuis en toi se fragilise, ce que tu accueilles devient une force.
Tes blessures ne sont pas des failles, elles sont des passages vers plus de conscience, plus de profondeur, plus de vérité.
C'est dans les parts que tu caches que se trouve l'énergie que tu cherches.
Ce n'est pas la lumière qui guérit, c'est le regard que tu poses sur ce qui a été laissé dans l'obscurité.
Ce que tu répares en toi, devient un espace vivant où l'amour peut enfin circuler.
Tu n'as pas à effacer ton histoire. Tu peux la transformer en force, en ancrage, en sagesse.
Je reçois à Entrevaux (04320) et propose également des séances à domicile.